observations

n\\\\\\\'hésitez-pas à les enrichir

la métaphore

Aujourd’hui, Michel Clavel cherchait une métaphore pour filer une série de séquences pour une session de travail sur la donnée (la data). Comme il y’a des données « orphelines » (dont on ne connaît pas le géniteur), lui vint l’idée de la métaphore familiale.  En tirant ce fil nous pouvons aller très loin :

  • les données jumelles, lorsqu’elles sont répliquées dans différentes entités
  • les données honteuses, lorsqu’elles sont répliquées sans que ce soit dit
  • les données rebelles, qui se refusent à toute catégorisation
  • les vieilles données qu’on ne visite plus, car elles ne sont plus dans le vent ou on fait long feu
  • les données interlopes (cousin machin), qu’on ne sait pas bien affilier
  • le livret de famille, qui reconstitue la filiation officielle de chaque donnée, l’acte de naissance, les couples de données, l’oncle d’Amérique, la duègne, le cousin à problème, l’artiste, celui qui se prend pour le grand-père, le chouchou, celui qui a réussi, la pièce rapportée ennuyeuse, la pièce rapportée un peu exubérante..

Ce que j’aime bien dans cette pratique :

  • la métaphore permet de rentrer dans un sujet a priori difficile et de le découvrir sous un angle presque amusant
  • dans ce cas, elle tend même à donner vie à des concepts. C’est son côté animiste
  • se donner du cœur à l’ouvrage pour aborder ce sujet
  • permettre aux participants à leur tour de rentrer dans le sujet.
  • aller chercher du sens dans le détour

Ce que nous pourrions imaginer :

  • comme Michel Clavel et Thomas Appleby l’avaient imaginé une fois, faire énoncer aux sponsors d’une session toute une série de métaphores possibles (l’analogithèque), puis se demander laquelle est la plus appropriée, et révéler du coup l’angle par lequel il nous semble juste de prendre le sujet. La métaphore comme révélateur de notre intention.
  • demander à chaque participant de trouver LA famille de métaphore complètement absurde ou hyper pointue qui ne parlera qu’à lui ou elle, comme les colorations musicales baroques, ou les familles de styles vernaculaires en architecture ou enfin le modèle de chaussure de basket. L’intention serait de permettre enfin à tous d’étaler leur culture sans aucun risque de contradiction.
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