observations

n\\\'hésitez-pas à les enrichir

Home / INSPIRATION / performance / l’éphémère

l’éphémère

Nous apprenons qu’il existe une espèce nommée éphémère, qui passe 3 ans à l’état larvaire, puis un jour à l’état d’une sorte de papillon bizarre. En une journée, elle fait la parade, se reproduit, pond et meurt. Ça c’est fait.

Ce que j’aime dans cette pratique :

  • Pas grand chose au fond. C’est quand même un peu raide. Si nous sommes censés comprendre que nous ne sommes pas immortels vers 40 ans, est-ce que pour les éphémères cette prise de conscience a lieu vers midi ?
  • Que donne une attente de 3 ans ? Une journée adulte représente 0,00091% de la durée de son existence. C’est peu.
  • La synchronisation, tout de même. Car tous les éphémères semblent passer au stade adulte en même temps, pas centaines de milliers. Cela doit ressembler aux fêtes de la fonte des neiges au canada, en probablement bien plus sauvage.
  • Cela fait penser au professeur dans la casa del papel, qui prépare méticuleusement son plan depuis des années et joue le tout pour le tout en quelques jours.
  • l’inversion. Dans notre métier nous passons notre temps à compresser le temps. c’est amusant de la dilater à l’extrême.
  • le fait de faire tenir tant de choses en si peu de temps.

Ce que nous pourrions imaginer :

  • se poser la question de ce que changerait une préparation démesurément longue comparée à un micro-instant de performance. Que donnerait une séquence de 5 min préparée pendant 6h ?
  • se poser une autre question : que ferions-nous d’essentiel si nous n’avions que 10 min de performance possible par jour ?
Share this entry
1 Comments
  1. Anne-Sophie Volz

    « se poser la question de ce que changerait une préparation démesurément longue comparée à un micro-instant de performance. Que donnerait une séquence de 5 min préparée pendant 6h ? » –> C’est quasiment l’exercice auquel je vais avoir droit dans 3 heures : présenter en 10 minutes « l’état d’avancement » de ma thèse, c’est à dire les 2 dernières années de travail ! Ce que m’a appris ce processus long de préparation de ma présentation : lâcher prise (c’est à dire véritablement se dégager de ce que peuvent penser les autres, car de toute manière il y aura TOUJOURS à redire) et rester concentrer sur le message que l’on veut vraiment faire passer. En gros, longue préparation = processus de simplification.

    Reply

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Newsletter