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Juin 28 2017

le pain blanc

Il y’a deux jours je devais délivrer une intervention qui m’impressionnait. Les dernières minutes s’égrenant avant que ce soit mon tour, alors que l’intervenant précédent se rapprochait de sa conclusion, je pris la décision d’inverser l’ordre de mes séquences et de commencer par les faire travailler, plutôt que de m’imposer 30 min de conférence comme je l’avais prévu et écrit. Cela marcha à merveille. Je m’excusais pour le titre pompeux que j’avais donné à mon intervention, décidais de les faire se mettre debout, de ne pas me présenter, de leur demander de créer des sous-groupes sans homogénéité (des groupes de 3, de 5, de 2) et de se mettre à la tâche que je leur avais assigné (craquer un rituel ennuyeux).

Ce que j’aime bien dans cette pratique :

  • Me payer un peu de temps en les faisant travailler, pour pouvoir délivrer la partie conférence une fois qu’ils ont plongé dans le sujet.
  • Me respecter en créant une protection temporaire
  • Me mettre en déséquilibre et en action et faire en sorte qu’ils me rejoignent dans le déséquilibre.
  • Faire plutôt que dire alors qu’on est sous stress

Ce qu’on pourrait imaginer :

  • Avoir toujours un exercice (bien cadré) dans sa poche pour amorcer une intervention et ainsi créer l’appétit pour le sujet, la relation au groupe et commencer « lancé » commendit hubert.
  • Ne pas commencer une intervention à fort enjeu ou à risque par le truc qui nous expose le plus mais par ce qu’on appelle les « rendez-vous » au théâtre. Ce sont les parties du texte que l’on maîtrise si bien qu’on y exprime à chaque fois tout son art en prenant beaucoup de plaisir.
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