observations

n\\\'hésitez-pas à les enrichir

le best-worst case

L’exercice « best case – worst case » consiste à se projeter dans deux types de scénario (le meilleur et le pire) pour, par exemple, consolider un plan d’action. Le problème est que lorsque les gens se projettent dans le pire scénario, ils dressent une liste d’infortunes à la Prevert et racontent la manière dont leur projet n’a pas aboutir comme il fallait.

Cédric a trouvé la parade à cette interprétation infructueuse. « Imaginez que votre projet vive trois expériences différentes, comme trois navigateurs d’une transatlantique. Les trois navigateurs arrivent le même jour à la même heure à la bonne destination. Un navigateur revient heureux et détendu car tout s’est merveilleusement bien passé, un autre revient content et soulagé car il a fallu assurer et un autre arrive dégoûté à jamais de la voile. Décrivez ce que vous allez vivre pour mener à bien votre projet, selon ces trois scénarios. »

Ce que j’aime dans cette formulation  :

  • Vous pouvez l’agrémenter de détails sur le visage du navigateur et l’état du bateau et vous amuser un peu
  • L’image fonctionne à merveille
  • Comme dans toute bonne rédaction de consigne, un effort de contextualisation est salutaire
  • Cette explication fait toute la différence : il ne s’agit pas de dire ce qui va mal se passer, mais plutôt comment on s’en est sorti, ce qui est beaucoup plus intéressant et responsabilisant.

Ce que nous pourrions imaginer :

Prendre d’autres consignes souvent mal interprétées ou qui demandent de se répéter et trouver l’image qui résout tout.

  • Il est souvent nécessaire de passer dans les groupes pour préciser le niveau de spécification attendu. Par exemple, lorsqu’on demande à un groupe de préciser en quoi ils sont bons, ils vont souvent formuler des choses sympathiques mais vagues, comme « on est pros, on aime servir le client, on est solidaires ». Face à ça, je suis un peu triste car ça ne sert à rien je trouve. Pas assez spécifique. Dire en revanche « on est pros parce qu’on est pugnace parce qu’on pose des questions jusqu’à ce que notre client lui même apprenne quelque chose sur lui »

Quelle image pourrait aider les participants à formuler des bonnes pratiques et leurs avantages sans besoin d’aide de la part du facilitateur ?
Dans ce cas, ce pourrait être :
Vous devez formuler vos points forts comme un cuisinier devrait formuler ses gestes de façon à ce que son second puisse les exécuter en son absence. Si il lui dit « fais un dressage de qualité » ça ne va pas l’aider. Si en revanche il lui dit « fais un croquis avant, utilise une assiette test pour voir comment ça se comporte lorsque tu déplaces tes éléments, et ajuste  le tout en gardant le plus chaud pour la fin » on commence à se rendre utile.

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