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Proposer 8 versions et s’épuiser

Lors de la réponse à une commande de composition de de 30 secondes musique à l’image, il fallu 8 versions et deux semaines de travail acharné, décevant et abîmant chaque jour la confiance et l’estime qui existait entre moi et le réalisateur.

Avec le recul, je comprends notre difficulté ainsi :

nous nous connaissions bien et nous avons rapidement parlé de musique, nous épargnant la lecture scénographique ou émotionnelle du film.

nous nous mettions d’accords sur certains mots-clé musicaux et je me mettais au travail, confiant car ces mots me parlaient.

Il s’est avéré, bien tard dans le processus de création, que nous n’avions pas du tout la même compréhension de ces mots.

J’ai appris, depuis, à faire parler le réalisateur avec deux obectifs :

lui faire accoucher du brief créatif

expliciter l’emploi qu’il fait du langage musical afin d’éviter toute divergence

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1 Comments
  1. BrieucD

    ma compréhension de la situation

    Cette expérience me rappelle un problème récurrent auquel j’ai été confronté en animation de groupe de travail. En général, au moins la moitié des participants se connaissent de près ou de loin, certains ont déjà collaboré sur des projets. Ils affichent une aisance à parler du sujet traité, et une base de compréhension commune tacite, qui peut parfois mettre mal à l’aise les participants profanes.
    Mais au moment de la synthèse commune des travaux, des débats longs et tendus émergeaient, qui finissaient même par remettre en cause le travail effectué.
    Je me suis rendu compte que le vocabulaire, les notions, les concepts non seulement méritent, mais doivent être explicités. Surtout les plus basiques, car ce sont justement ceux sur lesquels les participants n’oseront pas se lancer d’eux-mêmes dans une définition précise.

    Je propose maintenant (et impose de fait) presque systématiquement de dresser un glossaire des termes utilisés, et ce dès le début du groupe.
    C’est parfois vu comme un peu « scolaire », mais tout le monde y trouve son compte et s’y plie très vite. Les échanges qu’amènent la formulation écrite de définitions amènent une matière qui n’est plus seulement un moyen de mieux communiquer, mais un résultat qui sert ensuite de référence au domaine, bien au-delà du groupe.

    Il reste malgré tout une « liste noire » de termes récalcitrants qui ne se laissent pas définir de façon « universelle ». Pour ne pas perdre un temps en discussions que je sens ne pas aboutir, j’ai envisagé des termes alternatifs plus précis, plus sympathiques, et pour lesquels j’ai déjà une idée de définition à proposer.

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